Télémédecine : un moyen d’élargir l’accès aux soins, selon le gouvernement

Selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist, la télémédecine est un bon moyen de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. © 123RF
La télémédecine doit être « un moyen pérenne et non ponctuel d’accès aux soins », a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Une feuille de route sera mise en œuvre avec comme objectif de mieux intégrer cette pratique encore peu répandue dans le parcours de soins.
En réalité, les Françaises et les Français ont encore peu recours à la télémédecine, autrement dit aux consultations cliniques à distance. En effet, elle concerne seulement 3,3 % du total des consultations médicales. Contre 13 % en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
C’est trop peu, selon le gouvernement qui souhaite développer ce moyen pour répondre aux besoins des personnes habitant dans des déserts médicaux. Mais aussi aux personnes dépendantes ou en situation de handicap.
Vers plus de télémédecine
Des mesures seront mises en place par le gouvernement pour élargir l’offre de soins. « Je suis convaincue que la télémédecine doit être un outil d’inclusion en permettant d’aller vers ceux et celles qui sont les plus éloignés du système de santé », a indiqué Stéphanie Rist.
Elle souhaite assouplir dans certains cas le plafond de 20 % de téléconsultations maximum que doivent respecter les médecins. Ces derniers pourront réaliser plus de téléconsultations et des dérogations seront accordées aux médecins retraités, ou en situation de handicap, les remplaçants ou aux médecins jeunes parents…
La téléconsultation assistée prendra de l’ampleur dans les établissements sociaux et médico-sociaux, notamment les Ehpad. Pour éviter de faire déplacer les personnes âgées.
Par ailleurs, le développement de la télé-expertise est également à l’ordre du jour dans la feuille de route du gouvernement. C’est-à-dire le recours à distance de l’avis d’un spécialiste (CHU, maison de santé…) par le médecin lui-même.
BORNES DE TÉLÉCONSULTATION
Le plan du gouvernement prévoit aussi de réguler l’implantation des cabines de téléconsultation. Les entreprises de télésanté devront ainsi déclarer aux agences régionales de santé (ARS) chaque nouvelle création de borne. L’installation de celles-ci devra se faire prioritairement dans les lieux de soins comme les pharmacies, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé (HAS).