Médicaments en ALD : le gouvernement réduit le remboursement de certains traitements

Médicaments en ALD : le gouvernement réduit le remboursement de certains traitements

Le gouvernement a mis fin au remboursement intégral de certains médicaments pour les personnes en affection longue durée (ALD). © 123 RF.

Le gouvernement a mis fin au remboursement intégral de certains médicaments pour les personnes en affection longue durée (ALD). Une mesure d’économie qui pénalise encore les malades.

Encore un nouveau recul pour l’accès aux soins des malades chroniques. Publié au Journal officiel dimanche 17 avril 2026, le décret entrera en vigueur le 1er octobre prochain. Sans passer par le Parlement, le gouvernement a mis fin au remboursement intégral de certains médicaments pour les personnes en affection longue durée (ALD).

Des médicaments largement utilisés

Jusqu’à présent, tous les médicaments en lien avec la pathologie reconnue comme une ALD bénéficiaient d’une prise en charge à 100 %. Désormais, les traitement classés par l’Assurance maladie à service médical rendu (SMR) « faible » ne seront plus remboursés qu’à hauteur de 15 %, comme pour les autres assurés. Parmi les médicaments concernés figurent notamment le Gaviscon (pour les reflux gastriques), le Spasfon (en cas de douleurs digestives et menstruelles) ou encore la Bétadine (antiseptique). Des produits souvent présentés comme des traitements « d’appoint », mais qui restent largement utilisés par les malades souffrant de pathologies chroniques.

« Essentiels pour l’adhésion aux traitements »

Pour l’organisme représentant les usagers, France assos santé, certains médicaments « jugés de confort » peuvent pourtant être « essentiels pour garantir l’adhésion aux traitements lourds (oncologie, hématologie…) et la gestion de leurs effets secondaires ». Fin 2025, l’association avait déjà alerté sur les effets délétères d’une telle mesure, qui aurait « un impact majeur pour les personnes concernées ». Parmi les autres acteurs du secteur, la Fédération française des diabétiques a également fait part de ses inquiétudes. Elle estime que cette mesure « ne doit en aucun cas fragiliser l’accès aux soins ni remettre en cause le principe fondamental de protection offert par l’ALD ». Et de rappeler : « L’ALD doit continuer à garantir un accès optimal aux traitements et aux soins nécessaires, sans renoncement ni reste à charge injustifié. »

Capucine Bordet

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